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PLU ou Comment livrer notre commune aux promoteurs immobiliers : mon intervention au conseil municipal

PLU ou Comment livrer notre commune aux promoteurs immobiliers : mon intervention au conseil municipal

Monsieur BUCHET a la parole. »

M. BUCHET : « Merci. Tout d’abord, avant d’intervenir sur le PLU, je rappelle que dans votre critique des 1 500 logements sociaux que nous aurions « créés » lors de la dernière mandature, il s’agissait simplement des 1 500 logements de la SCIC qui étaient privatisés, qui étaient sociaux et qui le sont redevenus à travers la vente d’ICADE. Cela concernait Fontenay, mais aussi les 8 000 logements d’ICADE dans tout le département. Ce n’était pas une spécificité fontenaisienne : c’était un retour à la situation des années 1990. Les 8 000 logements d’ICADE ont été vendus pour faire du logement social partout dans les Hauts-de-Seine, avec essentiellement du PLS et pas du PLUS, comme le souhaitait le Conseil Général.

J’en reviens à la délibération sur le PLU. Je ne reprendrai pas tous les éléments qui ont été avancés à la fois par Annie SOMMIER, par Jean-Jacques FREDOUILLE ou par Françoise ZINGER, qui résument bien beaucoup d’aspects à la fois de cette « concertation », de cette difficulté à appréhender tous les éléments chiffrés que vous avez avancés, mais aussi plusieurs erreurs, à mon sens, sur lesquelles je voudrais insister.

La première erreur, je vous l’ai déjà dite et vous m’avez interpellé à ce moment-là, lors d’un précédent Conseil Municipal. Pour prendre en compte les caractéristiques de Fontenay, à savoir un déficit d’espaces verts, une densité plus importante, une desserte en transport en commun qui ne fonctionne pas excessivement bien, comme on le sait, avec la branche du RER B, il aurait fallu intégrer une logique intercommunale. C’était la seule solution pour que les déclinaisons des objectifs généraux de l’État, de la Région – et quel que soit le pouvoir, droite ou gauche confondues – ne s’appliquent pas stricto sensu sur le seul territoire communal, mais sur un territoire plus large : l’intercommunalité ou, maintenant, le Territoire qui est celui qu’on connaît. C’est ma première remarque, et c’est d’ailleurs pour cela que vous n’avez pas souhaité cette approche intercommunale. La preuve, c’est que dans le PLH, nous avions un objectif de 35 logements par an, ce qui correspond exactement à ce que vous calculez avec les services comme « point mort », c’est-à-dire le maintien de la population stable sur la ville. Cet objectif du PLH de 35, vous l’avez passé à 210, parce que vous voulez appliquer sur le territoire de Fontenay, parce que c’est votre projet politique, les objectifs généraux que l’État ou la Région fixent. C’est le premier point. Pour pouvoir s’en sortir, la première erreur est donc de se limiter à une démarche communale. Il aurait fallu, au contraire, avoir un PLU intercommunal, comme nous avions fait un PLH intercommunal, pour permettre à Fontenay de construire moins parce que nous avons moins de zones foncières constructibles, parce que nous avons une densité plus importante et parce que nous manquons d’espaces verts. C’est le premier point et le préalable, parce que c’est une question essentielle pour la suite.

Le deuxième point, pour avoir, en 1994, élaboré un peu rapidement, c’est vrai, un Plan d’Occupation des Sols, nous étions confrontés à des règles d’urbanisme qui étaient, à l’époque, des ZAC, des projets immobiliers très importants de mon prédécesseur d’avant 1994, Monsieur MOIZAN – des projets qui ressemblent, d’ailleurs, très souvent comme deux gouttes d’eau aux vôtres. Nous avons dû créer des règles d’urbanisme qui protégeaient Fontenay face aux promoteurs qui, vous le savez, ont tendance à envahir les communes du sud du département, et pas que Fontenay. Nous avons donc créé un POS qui était particulièrement protecteur, et nous avons pris toutes les caractéristiques, tous les outils que nous avions à l’époque, et notamment le COS, mais aussi les implantations et les espaces verts, pour pouvoir protéger. Notre Plan d’Occupation des Sols – je connais des élus qui étaient présents à l’époque – était là pour pouvoir protéger la ville face aux promoteurs qui, bien évidemment, cherchent le profit et veulent construire au maximum sur la moindre parcelle.

Vous, votre PLU – vous allez comprendre ma démarche – ce n’est pas un outil de protection. C’est un outil de densification. Annie a eu raison de le rappeler : les zones denses, les zones constructibles, les hectares fortement constructibles, augmentent considérablement, parce que vous avez créé ce que vous appelez des opérations d’aménagement et de programmation. En médecine, cela va peut-être vous faire sourire, OAP, c’est œdème aigu du poumon. Je pense que monsieur VASTEL a encore quelques souvenirs de médecine, et pas que de chirurgie. OAP, c’est « œdème aigu du poumon » ; on étouffe. Et c’est vrai que quand on regarde vos projets, ça nous laisse vraiment dans une grande forme d’inquiétude et à la fois de souvenirs de ce qui se passait avant 1994.
Monsieur FAYE, vous étiez, à l’époque, contre le Plan d’Occupation des Sols, parce qu’il laissait trop de constructibilité. Et, d’ailleurs, la droite, à l’époque, considérait que notre Plan d’Occupation des Sols ne laissait pas assez de constructibilité… »

M. le Maire : « Je vous rappelle que nous discutons du PLU de 2016, Monsieur BUCHET, pas du POS de 1994. Je sais bien qu’il vous tient à cœur, mais… »

M. BUCHET : « Et là, dans votre PLU, la constructibilité, c’est-à-dire la capacité à construire, est énorme dans les zones denses, mais aussi dans toutes les zones, y compris dans les quartiers pavillonnaires. Je vais prendre un exemple, parce que dans le débat, depuis tout à l’heure, on a l’impression que chacun ne s’entend pas. Vous avez gardé, alors que les COS ont disparu – ce n’est pas votre fait, c’est la loi… Non, ce ne sont pas les socialistes, c’est droite et gauche confondues. Vous avez supprimé le fait qu’il fallait une taille suffisante pour pouvoir construire. Toute parcelle peut être construite ; c’est la loi. Nous avions, à l’époque, des constructibilités maximales, c’est-à-dire que dans les zones pavillonnaires, nous ne pouvions pas construire plus de 280 m² pour les surfaces habituelles. Dans votre proposition, parce que vous ne touchez pas aux autres indicateurs – vous allez me comprendre, Michel FAYE – parce que vous ne touchez pas à l’emprise au sol, parce que vous ne touchez pas aux surfaces d’espaces verts, parce qu’il n’y a plus le COS, vous augmentez la constructibilité de 2 ou 3 fois dans toutes les parcelles.

Je vais prendre un exemple. Dans une zone pavillonnaire, avec un COS de 0,4, un terrain qui mesure 500 m² avait une constructibilité de 200 m² de SHON ; vous êtes d’accord avec moi. Maintenant, avec le PLU, vous avez, dans cette zone, la possibilité de vous implanter sur 40 % de la parcelle. Vus me suivez ? Si, 40 % de la parcelle. 40 % de la parcelle. Vous pouvez vous implanter sur 200 m², et vous pouvez construire deux étages, en R+1 ou R+2 ; vous êtes d’accord. On est donc passé d’un système où on peut construire 200 m² de surface, à 600 m² de surface sur une parcelle en zone pavillonnaire. C’est cela, le projet que vous nous présentez ce soir. Ce qui se passait auparavant, c’est que ces 200 m², à juste titre, on ne les faisait pas au sol. On créait un pavillon de 60 m² à la base et on faisait deux étages. Mais si, c’est ce qui se passait. C’est ce qui existait de fait. Attendez, laissez-moi finir. Quelque part, vous n’aviez donc que 60 m² d’emprise au sol qui étaient occupés par une habitation, et les 440 m² de la parcelle étaient des espaces verts ou, éventuellement, un parking, un espace pour garer sa voiture, mais c’étaient des espaces verts. Ce que vous proposez, parce que vous ne limitez pas, vous n’augmentez pas le pourcentage d’espaces verts – c’est la démarche que Jean-Jacques FREDOUILLE vous expliquait tout à l’heure… Parce que vous n’augmentez pas les espaces verts ou que vous ne diminuez pas l’emprise au sol pour les bâtiments, vous augmentez considérablement la constructibilité, y compris dans les zones pavillonnaires. Ce sont les chiffres qui le disent, ce ne sont pas simplement des prises de position. En cela, vous risquez en effet d’attirer profondément les promoteurs immobiliers, pas simplement dans vos grandes opérations, ceux avec lesquels vous allez travailler, j’imagine, mais aussi dans tous les quartiers, y compris les quartiers en zone UE ou en zone UD.

Concernant, maintenant, les autres zones, qui sont des zones hyperdenses, je voudrais quand même rappeler les objectifs que vous fixez dans les zones de redynamisation ou de renouvellement. À la Cavée, vous fixez des objectifs de densité importante, avec des hauteurs de 18 m. Sur l’espace du centre-ville, vous parlez des espaces boisés classés, Michel FAYE, mais vous supprimez la moitié de la place de Gaulle en espace boisé classé, pour construire une opération qui était celle que Monsieur MOIZAN voulait faire, et pour laquelle vous vous êtes battu avec nous. Vous implantez sur 75 %, avec simplement 16 % de pleine terre. Sur Scarron, hauteur 18 m et 20 % de pleine terre ; aucune considération concernant l’emprise. On peut prendre une emprise autant qu’on le souhaite, sur Scarron. Il n’y a pas de limitation d’emprise, c’est-à-dire qu’on peut aller jusqu’à 50 %, la moitié de la surface de la parcelle de Scarron, construite à 18 m. Sur les Blagis, non seulement vous modifiez l’espace boisé classé sur les Potiers, mais vous proposez d’aller jusqu’à 27 m de hauteur. Évidemment, tout le monde n’ira pas jusqu’à 27 m, forcément, systématiquement, allez-vous me répondre, mais ce qui est proposé ce soir, c’est de rendre possible de construire sur les Blagis partout jusqu’à 27 m, avec simplement 20 % d’espace en pleine terre et aucune limitation, aucune réglementation sur l’emprise. C’est-à-dire que l’on peut imaginer que sur les Blagis, il y ait 80 %… Je ne dis pas que c’est ce qui se fera, mais vous autorisez, ce soir, de densifier les Blagis à outrance et de mettre 80 % d’emprise au sol et 27 m de hauteur. C’est la réalité, c’est ce qui est marqué dans le texte. Vous ne l’avez peut-être pas lu, mais moi, je l’ai lu. »

M. le Maire : « Vous l’avez mal lu, Monsieur BUCHET ! »

M. BUCHET : « Sur le Panorama, 20 ou 30 m, et là encore, aucune limitation d’emprise en dehors du pourcentage d’espaces verts, sans qu’il soit d’ailleurs précisé si ce sont des espaces verts en pleine terre ou pas, 30 %. C’est-à-dire qu’on peut implanter sur le Panorama, à hauteur de 20 m ou de 30 m, 70 % de la surface du Panorama à hauteur de 20 ou 30 m. C’est ce qui est proposé, je ne dis pas que c’est ce qui se fera. »

M. le Maire : « Alors ne le dites pas. »

M. BUCHET : « En tous les cas, c’est ce qui est permis dans votre PLU. Je note, par ailleurs, que le verger avenue Lombart – tout à l’heure, Jean-Jacques FREDOUILLE y faisait allusion – n’est pas classé. Nous, nous l’avions choisi comme étant un élément structurant pour faire un espace réservé pour faire un espace vert public. Vous, il est en zone UD. Il n’est pas protégé comme espace vert, il est donc constructible comme n’importe quel espace UD de la zone.

Vous parliez des risques. Je ne suis pas certain que tous les risques aient été pris en compte, notamment dans le quartier des Potiers. Je n’ai pas trouvé, dans la carte, les risques de mouvements de terrain qu’on connaît au stade du Panorama. Pourtant, on les connaît bien, ces mouvements de terrain du Panorama, et ils ne sont même pas signalés dans les risques.

Le centre de loisirs était dans une zone protégée. Maintenant, vous allez le supprimer, probablement pour en construire un nouveau au rez-de-chaussée, j’imagine. »

M. le Maire : « Si nous voulons, de temps en temps, rénover les espaces publics, il faut que nous nous en donnions les moyens, Monsieur BUCHET, mais c’est vrai que n’est pas un problème qui vous préoccupait beaucoup. »

M. BUCHET : « Sur le centre de loisirs, vous mettez une zone UB. La zone UB, c’est la zone, au-delà de la zone UA, que vous avez développée de façon importante, à la fois parce que vous montez la hauteur de 15 à 18 m et que vous mettez des zones qui, jusqu’alors, étaient protégées, pavillonnaires ou autres, en zone UB : les entrées de ville, mais aussi pour le centre de loisirs. Si on vote ce soir, on peut avoir un immeuble à la place du centre de loisirs, de 15 m de haut.

Le tennis… »

M. le Maire : « Avancez, Monsieur BUCHET ; on ne va pas passer en revue tous les immeubles de la ville… Vous allez avoir pris tous les exemples de Fontenay pour les 15 ans qui viennent ! »

M. BUCHET : « Cela vous gêne peut-être, mais je prends des exemples concrets. Le tennis, qui était avant une zone protégée, est inclus, au moins pour la partie nord… »

M. le Maire : « La partie qui est en ruines, en effet, que vous nous avez léguée. »

M. BUCHET : « La partie nord est incluse dans la zone CEA, où on peut construire 70 % du terrain à 20 m de haut. »

M. le Maire : « Sur le stade qui est en ruine, c’est cela ? Ou sur l’autre stade qui est en ruine et que vous nous avez légué, Monsieur BUCHET ? »

M. BUCHET : Sur la coulée verte et sur le stade, là aussi, vous donnez des possibilités de constructibilité. Je n’ai pas compris si ce n’était que pour des équipements de loisirs et sportifs. Il y a des termes plus ou moins mal choisis dans d’autres pages de votre PLU qui laissent un certain nombre d’inquiétudes.

J’interviens maintenant en conclusion. »

M. le Maire : « Merci. »

M. BUCHET : « Tout ce que je viens de dire doit être, en plus, complété par la prime à l’étage supplémentaire. »

M. le Maire : « Rassurez-vous, c’est enregistré : nous verrons, dans quelques années, si ce que vous avez dit était vrai. »

M. BUCHET : « Tout ce que je viens de dire est en partie faux, parce qu’il faudrait rajouter en plus, si le projet « convient » architecturalement, une prime d’un étage supplémentaire, c’est-à-dire qu’il faudrait rajouter 3 m à tous les chiffres que j’ai pu citer jusqu’à présent. »

M. le Maire : « Je sais que vous préférez les cubes. »

M. BUCHET : « Vous aviez présenté un PADD, et nous étions intervenus à ce moment-là pour dire que ce n’étaient que des belles intentions. La cohérence entre le PADD et le PLU reste vraiment à démontrer. Vous allez supprimer de fait, en ouvrant la possibilité de construire à outrance 3 fois plus qu’auparavant, la ville… Vous ouvrez… Vous m’accusiez en disant que j’exagérais quand je disais que vous alliez livrer la ville aux promoteurs immobiliers, mais même certains Fontenaisiens commencent à le dire. Ils croyaient que Monsieur BUCHET exagérait, mais maintenant, avec le PLU, vous livrez la ville aux promoteurs immobiliers, grâce à la constructibilité que vous multipliez par 3, voire plus, dans toutes les zones, et pas simplement avec les opérateurs immobiliers pour lesquels vous allez travailler. Ça me fait vraiment penser au temps de Monsieur MOIZAN et des projets de Monsieur MOIZAN. »

M. le Maire : « Vous êtes vraiment en retard de 20 ans, Monsieur BUCHET. »

M. BUCHET : « Madame GALANTE-GUILLEMINOT s’en souvient bien. Ce que je trouve un peu dommage, c’est que vous ayez le bétonnage honteux. Assumez ! Madame GALANTE-GUILLEMINOT n’a jamais eu le bétonnage honteux, c’est vrai ; elle a toujours assumé. Assumez vos choix ! Dites-le clairement, que vous voulez absolument bétonner la ville, parce que c’est votre choix et que c’est votre projet politique. »

M. le Maire : « Vous étiez en train de conclure, Monsieur BUCHET, je crois. »

M. BUCHET : « Enfin, dernier point : j’ai vu que vous parliez des antennes-relais. J’ai vu que dans le PLU, il y a quelques phrases sur les antennes-relais. »

M. le Maire : « Absolument. »

M. BUCHET : « Et notamment, pour autoriser les antennes-relais, certes de faible intensité, mais autoriser les antennes-relais à moins de 100 m d’une école ou d’un équipement qui accueille des enfants. Moi, je suis profondément contre ce principe. Je pense que, comme vous l’avez d’ailleurs souligné tout à l’heure, il est possible de couvrir l’ensemble du territoire fontenaisien en évitant les périmètres de 100 m autour des équipements accueillant des enfants. Je pense que c’est dommage que dans le PLU, vous donniez un argument pour que les opérateurs puissent en implanter auprès des écoles.

Évidemment, toutes ces raisons nous amèneront à ne pas voter ce PLU, en le regrettant vraiment, parce que nous avions les moyens, quelles que soient les obligations que l’État, le SDRIF, la loi ou autres nous imposaient, de protéger notre commune.

En tous les cas, la question démocratique qu’a soulevée, tout à l’heure, Annie SOMMIER, me semble essentielle. Nous allons, nous ici, ne donner qu’un avis. Nous n’allons, après, en Conseil Communautaire, avoir aucun membre de l’opposition, parce que vous avez voulu qu’il n’y ait aucun membre de l’opposition alors que vous aviez la possibilité de l’avoir.

Enfin, excusez-moi du peu, mais je ne suis pas certain que dans l’esprit des Fontenaisiens, en élisant votre coalition, ils aient eu le sentiment de vouloir voter pour une telle densification de la commune. C’est pour cela que, personnellement, je rejoindrai, pour cette question-là, la démarche que Michel FAYE avait entreprise il y a quelques années. Je ne pense pas que vous puissiez passer en force un tel texte, à l’insu des oppositions municipales, et sans qu’il y ait une consultation de la population. »

Pour la croissance et l’emploi, créons un fonds d’investissement des collectivités locales.

 Communiqué de presse 

PASCAL BUCHET DEMANDE AU PREMIER MINISTRE UNE INCITATION FINANCIÈRE À L’INVESTISSEMENT DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES.

Dans un courrier adressé à Jean-Marc AYRAULT, Premier Ministre, Pascal BUCHET, Maire (PS) de Fontenay-aux-Roses et Rapporteur de la commission des finances locales à l’Association des Maires de France, demande que le Gouvernement apporte une incitation financière à l’investissement des collectivités territoriales.

Alors que le Gouvernement a annoncé une baisse des dotations de l’État en direction des collectivités territoriales de 1,5 milliards d’euros en 2014 et de 3 milliards en 2015 dans le cadre de l’effort national de redressement des comptes publics, Pascal Buchet souhaite qu’une somme équivalente soit destinée au maintien de l’investissement local par le biais d’un fonds spécifique financé dans le cadre du plan d’investissement de 20 milliards d’euros de crédit impôt compétitivité.

Le Maire socialiste explique que «Les collectivités territoriales contribuent à 70 % de l’investissement public en France, participant ainsi fortement à la croissance économique du pays et donc de l’emploi». Rappelant que la diminution de l’autofinancement des collectivités territoriales entraînera un ralentissement de l’investissement du bloc communal et donc de la croissance économique, Pascal Buchet précise que «Cette mesure permettra de créer ou de sauvegarder plus de 10 000 emplois en 2014 et 20 000 emplois en 2015, répondant ainsi à l’objectif fixé par le Président de la République de tout faire pour inverser au plus vite la courbe du chômage».

Pour le rétablissement de l’hypertension artérielle sévère dans la liste des affections à longue durée.

Communiqué de presse

TROIS ELUS SOCIALISTES (PASCAL BUCHET, JULIE SOMMARUGA ET JEAN-MARC GERMAIN) DEMANDENT LE RÉTABLISSEMENT DE L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE SÉVÈRE DANS LA LISTE DES AFFECTIONS DE LONGUE DUREE.

Dans un courrier adressé à Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et co-signé par les Députés socialistes Julie SOMMARUGA et Jean-Marc GERMAIN, Pascal BUCHET , Maire (PS) de Fontenay-aux-Roses et médecin hospitalier spécialisé, demande le rétablissement de l’hypertension artérielle sévère dans la liste des Affections de Longue Durée (ALD) ouvrant droit à la suppression de la participation de l’assuré.

Les trois élus socialistes rappellent qu’il s’agit d’une «décision prise en juin 2011 par décret ministériel de Xavier BERTRAND, et ce malgré les réserves des autorités consultées (HAS et UNOCAM), qui a scandalisé les professionnels de santé notamment le Comité français de lutte contre l’hypertension artérielle». Ils rappellent que «l’hypertension artérielle sévère touche plus de 50.000 nouveaux cas chaque année et induit de graves complications, souvent mortelles». Ils ajoutent que, suite à ce retrait, de nombreux patients ne peuvent supporter «le restant à charge qui s’élève en moyenne à 1.000 € par an».

Soucieux de garantir une santé de qualité accessible à tous, les trois élus socialistes demandent donc à la Ministre de corriger cette «véritable injustice qui témoigne de la santé à plusieurs vitesses instaurée par le gouvernement précédent».

La majorité départementale plombe le dynamisme économique des Hauts-de-Seine !

Suite à la séance publique du Conseil général des Hauts-de-Seine du 5 avril , vous trouverez ci-joint mon communiqué de presse où je m’inquiète de la perte de vitesse économique des Hauts-de-Seine qui est le resultat de la frilosité de la majorité départementale à soutenir la croissance par l’investissement alors même que notre dépatement est un des plus riches de France. Cette situation est particulièrement préoccupante au regard des très bons résultats de Paris et de l’agglomération Sud de Seine.

Communiqué de presse

de Monsieur Pascal Buchet

Conseiller général des Hauts-de-Seine

Vice-Président chargé des finances de Sud de Seine

 

Le dynamisme économique des Hauts-de-Seine en berne…

Suite à la réforme de la taxe professionnelle, les Conseils généraux et les agglomérations perçoivent désormais une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Le produit de cette cotisation est un bon indicateur du dynamisme économique de chaque territoire (entreprises présentes et récemment installées).

10 fois moins qu’à Paris … 

Lors de la séance du Conseil général du 5 avril dernier, le compte administratif 2012 montre ainsi que la CVAE perçue en 2012 pour les Hauts-de-Seine n’est que de + 0,5 %, contrastant avec celui du département voisin de Paris qui dépasse + 5 %, soit une croissance 10 fois plus forte malgré la crise économique.

Pascal Buchet est intervenu au Conseil général pour s’inquiéter de cette perte de vitesse des Hauts-de-Seine : « le dynamisme économique de notre département est en berne. Certes, le contexte économique national est difficile mais le contraste avec Paris est inquiétant. » Pour le Conseiller général de Fontenay-aux-Roses s’adressant à Patrick Devedjian :  « C’est le résultat de votre frilosité en matière d’investissement. Pourtant, notre département est un des plus riches de France, les besoins y sont énormes (collèges, transports, logement, équipements publics …) et sa capacité à investir est importante. Mais votre idéologie ultralibérale de ne pas recourir à l’emprunt pour investir alors que nous avons une dette remboursable en 6 mois pénalise le dynamisme économique et l’attractivité de notre territoire comme le montre l’évolution de la CVAE qui nous entraîne dans un cercle vicieux avec des moindres recettes économiques. Chacun sait pourtant que l’investissement public est un des principaux leviers de la croissance économique et donc de l’emploi.» Pascal Buchet dénonce également le refus de la droite de créer des emplois d’avenir pour les jeunes peu ou pas qualifiés du département.

et 8 fois moins que pour Sud de Seine

Vice-président chargé des finances de l’agglomération Sud de Seine (Fontenay-aux-Roses, Bagneux, Clamart et Malakoff), Pascal Buchet doit présenter le budget communautaire mercredi 10 avril (Salle du Conseil municipal de Fontenay-aux-Roses) en démontrant qu’à l’inverse une politique volontariste en matière d’investissement et d’actions pour le développement économique durable porte ses fruits : « Contrastant avec la moyenne départementale, le produit de CVAE 2012 enregistré pour Sud de Seine augmente de + 4 % et témoigne du dynamisme économique et l’attractivité de notre territoire voulus par notre politique. Cette croissance locale nous permettra de n’augmenter ni la fiscalité sur les ménages, ni celle sur les entreprises. L’emploi local en bénéficiera et cela nous permettra de créer 40 emplois d’avenir en 2013. »

Cérémonie du 19 mars: La vérité pour le respect de toutes les mémoires et l’amitié franco-algérienne !

A l’occasion de la cérémonie du 19 mars qui a eu lieu cet après-midi à Fontenay-aux-Roses, en présence du Sous-Préfet, du Député, des Anciens combattants et des Porte-drapeaux, j’ai tenu à rappeler mon attachement à la vérité historique avec la reconnaissance officielle en décembre dernier de la date du 19 mars. C’est par la vérité que les mémoires s’apaiseront et que l’amitié entre la France et l’Algérie prospérera.  Ci-dessous le discours que j’ai prononcé. 

Allocution de Monsieur Pascal Buchet

Maire de Fontenay-aux-Roses

Conseiller général des Hauts-de-Seine

 

Monsieur le Député, Cher Jean Marc Germain

Monsieur le Préfet,

Mesdames et Messieurs les élus, Cher Gilles Mergy

Mesdames et Messieurs les Présidents du Comité d’Entente, Cher Robert Bergeronnaux

des associations d’Anciens combattants de Fontenay-aux-Roses et des villes voisines, Chers porte drapeaux que je tiens à saluer également

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

 

Je vous remercie d’être présents en ce jour de commémoration du 51ème anniversaire du cessez-le-feu en Algérie proclamé officiellement le 19 mars 1962, au lendemain des accords d’Evian qui ont mis fin à 132 années de colonisation française et ouvert la voie de l’indépendance au peuple algérien.

La commémoration de ce 51e anniversaire revêt cette année une dimension toute particulière. Elle intervient quelques mois après l’adoption par le Parlement de la Loi reconnaissant la date du 19 mars comme journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Cette reconnaissance officielle de la date du 19 mars était tant attendue, tant défendue, et particulièrement à Fontenay-aux-Roses où nous avons fait le choix de la vérité dès 1994 et soutenu le combat pour la réalité historique et le respect mémoriel porté par la FNACA que je salue chaleureusement. C’est avec vous au sein du comité d’entente que la municipalité a décidé de célébrer officiellement chaque année le 19 mars depuis 1994. C’est avec vous que nous avons voulu inscrire au fronton de notre monument les noms des soldats morts pour la France. C’est avec vous aussi que nous avons créé le square du 19 mars où nous nous rendons chaque année.

Et aujourd’hui, nous pouvons être fiers d’avoir enfin un député, Cher Jean Marc, qui a porté cette juste reconnaissance en inscrivant cette date dans la loi.

Cette reconnaissance officielle est un acte de vérité et de respect pour une mémoire apaisée et partagée comme l’a rappelé le Président de la République, François Hollande, sur la terre d’Algérie : “La vérité, elle n’abîme pas, elle répare, la vérité, elle ne divise pas, elle rassemble.” ” Cette amitié (entre la France et l’Algérie), pour vivre, pour se développer, elle doit s’appuyer sur un socle, ce socle, c’est la vérité.”

C’est ainsi que nous agissons à Fontenay-aux-Roses depuis que je suis maire.

La guerre d’Algérie, restée trop longtemps sans nom (Saluons d’ailleurs également à ce propos les députés et le Président de la République qui en 1999 l’ont qualifié de guerre), la guerre d’Algérie donc, ne devait pas rester une guerre sans date historique et symbolique de reconnaissance et de recueillement pour toutes ses victimes.

Les victimes de cette «sale guerre» ont endeuillé les deux rives de la Méditerranée. Cette guerre a volé la vie de 30 000 soldats et civils français et de 270 000 Algériens, auxquels s’ajoutent blessés, déplacés et disparus. Cette guerre a déversé son inhumanité avec ses horreurs et ses crimes. Cette guerre a opposé deux peuples frères et entaché notre histoire commune. Cette guerre restera à jamais une page sombre de notre histoire dans sa vérité et sa cruauté.

Honorer la mémoire de toutes les victimes, c’est ne pas oublier que le cessez-le-feu n’a malheureusement pas empêché d’autres morts et toutes ses souffrances. Je pense aux souffrances des rapatriés contraints d’abandonner leurs racines, et à celles des harkis honteusement abandonnés. Nous commémorons également aujourd’hui la mémoire de toutes celles et ceux qui de la « Toussaint sanglante » au massacre d’Oran ont payé de leur vie l’indépendance du peuple algérien.

Commémorer le cessez-le-feu de la Guerre d’Algérie en rendant hommage à toutes les victimes de la guerre d’Algérie, sans déni et faux-fuyant, c’est lever le voile de l’incompréhension qui a longtemps empêché la réconciliation. Seule, la paix des mémoires permettra de bâtir de part et d’autre de la Méditerranée un destin commun. C’est le message de notre Ministre, Kader Arif, que nous a lu le président du Comité d’entente.

Je souhaite rappeler ce qu’Albert Camus, ce fils d’Alger dont nous célébrons cette année le centième anniversaire de la naissance, écrivait : « toute autre politique que celle de la conciliation n’amènera pas seulement la mort inutile de Français et d’Arabes, elle accentuera la solitude arabe et la solitude française, et le malheur de deux peuples ».

Ces paroles témoignent de l’impérieuse nécessité d’écrire une nouvelle page de l’histoire entre la France et l’Algérie, celle de l’amitié entre deux peuples qui ont tout deux terriblement souffert et qui sont unis par des liens intimes, qu’ils soient historiques, culturels, économiques ou encore stratégiques. Sachons préserver et faire prospérer ces liens pour les générations futures. Sachons imaginer les projets qui nous permettront de forger le destin commun de la France et de l’Algérie. Sachons apprendre à vivre dans la fraternité et à partager l’idéal de paix, de progrès et d’humanité.

C’est tout le sens de la déclaration d’amitié qui a été signée récemment par les Présidents français et algériens. Juste après sa signature, François Hollande déclarait :  ” Une déclaration d’amitié, je le disais, a été signée. (…) Elle se fonde sur trois exigences (…) La reconnaissance du passé dans le respect des mémoires, de toutes les mémoires. La seconde exigence, c’est la solidarité entre nos deux nations qui partagent tant de destins communs. Et enfin la troisième exigence, c’est de lever l’espérance. L’espérance pour la jeunesse, la jeunesse de l’Algérie, la jeunesse de la France, celle qui va demain décider du sort de nos deux nations.”

51 ans après le cessez-le-feu en Algérie, assumons les responsabilités que nous confère l’Histoire et répondons aux défis de l’avenir. Nous le ferons tous ensemble en redonnant l’espérance pour la jeunesse de nos deux pays.

Vive la Paix, Vive la République et Vive l’amitié entre la France et l’Algérie !

 

SEUL LE PRONONCE FAIT FOI.